On nous demande souvent ce qu'on sait faire. On préfère dire ce qu'on refuse de faire. C'est plus informatif, et ça fait gagner du temps avant même la signature.
La vraie première question d'un rendez-vous chez Yumea, ce n'est pas « que pouvons-nous construire pour vous ? ». C'est « peut-on éviter de construire quoi que ce soit ? ».
Beaucoup d'agences vendent du logiciel. Nous, on vend d'abord la décision de ne pas en faire quand il n'y a pas lieu. Trois chantiers sur dix ne devraient pas exister sous la forme demandée au départ. Dire ça publiquement, c'est courir le risque d'un prospect en moins. Mais c'est aussi la seule façon de ne pas devenir cette agence qui empile des outils que personne n'utilise six mois plus tard.
Les trois motifs qui disqualifient un chantier
On refuse de lancer un chantier dans trois cas précis.
Le premier : le besoin décrit en rendez-vous ne correspond pas à la pratique réelle. Quand on vient voir une journée de travail et qu'on constate que le vrai problème n'est pas celui qu'on nous a présenté, on arrête, on nomme l'écart, et on refait un brief. Parfois le brief refait annule le projet.
Le deuxième : un outil gratuit, bien fait, existe déjà. Pas « existe en théorie » « existe et répond à votre besoin ». Dans ce cas, on l'installe, on vous forme, et on vous facture seulement la formation. Pas le logiciel qu'on n'a pas écrit.
Le troisième : le coût de construction ne sera pas remboursé par l'économie générée. On fait le calcul en face du client, à voix haute, sans en cacher la moitié. Si le compte ne tombe pas, on dit non. Même quand le client, lui, veut dire oui.
Deux cas où on a dit non à nous-mêmes
Le premier : Kahoot écarté avant de construire Wine Break. Pour les soirées quiz du Petit Musée du Vin, on a d'abord essayé l'outil que tout le monde utilise. Le format imposait sa patte, impossible de le mettre aux couleurs du lieu, et l'abonnement grimpait vite. Seulement après ce test, on a construit. On n'écrit du code que quand l'outil qui convient n'existe pas.
Le deuxième : IONOS résilié après analyse de risque. Un hébergeur mutualisé qui, à l'audit interne, posait des problèmes qu'on n'arrivait pas à contourner proprement. On a payé le coût de résilier plutôt que celui de rester. Nos clients n'ont rien vu, parce qu'on a préparé le passage avant d'annoncer la décision.
Pourquoi on vous dit ça
Refuser avant de signer, c'est le seul moment où le refus coûte à l'agence et pas au client. Après la signature, il est trop tard. Le prestataire qui n'a jamais dit non à aucun brief est un prestataire qui finira par vous facturer un outil que personne n'ouvrira.
Chez Yumea, on part du principe que vous ne pouvez pas être spécialiste du sujet au premier rendez-vous. Nous, on l'est. Dire non est une partie du métier. Si on vous le facture au bon moment, ça vous fait économiser plus que n'importe quelle démo.
Ce qu'on a vu sur le terrain
Un prospect venu avec une demande d'application mobile. Après deux heures d'observation chez lui, on lui a dit que son vrai sujet était un meilleur usage de son Excel actuel, et on lui a proposé une demi-journée de formation à la place. Projet facturé : environ un dixième de ce qui avait été chiffré au départ.
Questions fréquentes
On gagne quoi à faire appel à vous si vous dites non si souvent ? Du temps et de l'argent, principalement. Un chantier qu'on refuse de faire, c'est un chantier qu'un autre prestataire aurait facturé.
Ça marche aussi pour la com ? Oui. On refuse régulièrement un chantier print quand le vrai besoin est éditorial, et un chantier site quand le vrai besoin est un référencement local.
Un projet à nous soumettre, ou juste un doute à lever ? Dites-nous comment vous faites aujourd'hui. On regarde avant de dire oui. Parlons-en →

